|
Pour
promouvoir leurs compétences en matière de recherche, la plupart
des universités et grandes écoles d'ingénieurs publiques ont
mis en place des " structures de valorisation ". Adossées
aux établissements, ces filiales de droit privé peuvent apporter
une aide précieuse aux entreprises, notamment aux PME-PMI,
en terme de conseil, d'analyse, de recherche et de développement.
Petit tour de ces " passerelles " recherche/industrie sur
les campus lyonnais...
|
|
Avec
plus de 2 000 enseignants-chercheurs répartis autour de 450
thématiques, l'Université Claude Bernard Lyon 1 présente
un énorme potentiel de recherche et une offre technologique
très variée. Créée en 1990, sous la forme d'une société anonyme
(au capital de 400 000 euros, détenu à 67 % par l'université,
20 % par quatre banques et 9 % par le personnel et les étudiants),
sa filiale EZUS LYON 1 a une quadruple mission : "faire avancer la
recherche, faire progresser la technologie, développer l'innovation
et favoriser le transfert de technologies ".
"C'est une société de valorisation mais aussi une société de gestion. Il s'agit
de promouvoir les résultats de nos labos mais aussi de créer des partenariats solides, sans gagnant
ni perdant. Des partenariats qui peuvent être ponctuels mais notre objectif est aussi de les prolonger
dans le temps dans l'optique du placement de nos étudiants ", explique Eric Berthod, directeur général
adjoint d'EZUS.
Outre près de 200 chercheurs, ingénieurs et techniciens et une soixantaine d'employés
permanents (gestion-comptabilité), auxquels s'ajoutent une cinquantaine de personnes en CDD,
EZUS mobilise une dizaine de chargés d'affaires qui établissent et suivent les relations avec le
monde industriel et qui font également de
|
|
l'assistance juridique,
administrative et financière, qui aident notamment les entreprises
dans leurs démarches auprès de l'Anvar ou de la Drire. Depuis
trois ans, une cellule Europe de cinq personnes intervient
égaIement pour monter des dossiers auprès de Bruxelles.
En dix ans, sur plus de 4 000 entreprises approchées par
EZUS, un bon tiers a conclu un ou plusieurs accords et plus
de 8 000 opérations ont été réalisées dont 2500 l'an passé.
Le chiffre d'affaires a lui été décuplé, passant de 15 millions
de francs la première année à 150 millions de francs l'an
passé. 70% de l'activité concerne la recherche et développement
et 45% des partenaires sont des PME-PMI, dont 19% de laboratoires
pharmaceutiques. 50% de ces partenaires sont situés en France
hors Rhône-Alpes et 10% hors de France.
Enfin, le succès rencontré
par Ezus a fait réagir d'autres établissements d'enseignement
supérieur comme Lumière Lyon 2, l'Université de Limoges, l'IEP
de Lyon, l'Université de Corte et le CNAM qui ont passé avec
elle des conventions dont l'objectif est de transférer le
savoir-faire d'Ezus en matière d'interface entre la recherche
universitaire et le monde industriel.
Article paru dans "Le Progrès", Economie - Lyon et
sa région, le 23 mai 2001
|